Welcome to Burkina Faso!
Chers tous, Dear all, Queridos,
It’s been a long time I don’t write something in there... I’m in Burkina Faso, in Ouahigouya (don’t even try to pronounce it...), I’ve already spent 3 weeks there, and still have some 4 or a little more to go.
It is the hottest season here, so I’m discovering the (un)capacities of adaptation of my body... Hard to work, hard to think, hard to sleep... you do everything at slow motion, like if some reflex was trying to save energy... and sweat! Water has become my best friend, the centre of my life, it is such a wonderful thing: something you can either drink not to dehydrate, or have a shower with, to lower your body temperature. The mere sound of running water brings a smile to my face! And a quick thought for Pavlov :-)
You can bring it along when you go to the schools, you can even freeze it, you get offered the “welcome water” in the villages. This one can be very tasty, as it is some kind of millet flour juice, sometimes with ginger, rarely also with lemon; it is called “Zom Kom”, but I’d rebaptize it “welcome diarrhoea”...
Next time I’ll try to tell you about the mangoes, or the baobabs, the nassaras, the ways people live in the villages in the countryside, the peulhs or the mossis, we’ll see.
Take care,

Petit blog deviendra grand... si sa maman s’en occupe ! Trop longtemps que je ne donne pas de signe de vie... Je suis au Burkina Faso « pays des hommes intègres » depuis plus de 3 semaines, et pour encore quelques 4 ou 5 semaines, dans la ville de Ouahigouya (ouaïe !goût, ya ! si ça vous aide à prononcer...).
La chance que j’ai, c’est de découvrir la région au moment le plus chaud de l’année. Non, je ne veux pas dire qu’il y ait beaucoup d’événements ou d’animations, il fait simplement horriblement chaud. L’occasion de connaître les limites d’adaptation de mon corps... C’est dur de travailler, de penser, de dormir... tu fais tout à 2 à l’heure, une sorte de réflexe qui cherche sans doute à économiser de l’énergie, de la transpiration aussi. Du coup, mes collègues, ils vont connaître une Maite groggy en permanence...
Ici, on ne dit pas « prends de l’eau au cas où tu aies soif », mais « prends de l’eau pour éviter la déshydratation ». On ne dit pas « le linge sèche vite », mais « le linge est sec ». On ne dit pas « je transpire beaucoup », mais « c’est le troisième T-Shirt de la journée ». On ne dit pas « mets un chapeau pour éviter les coups de soleil » mais « reste à l’ombre pour ne pas cuire ». On ne dit pas « une douche pour être frais et dispos » mais « une douche pour ne pas transpirer pendant 5 minutes ». Je vous laisse continuer la liste...
A propos d’eau, centre de la vie : aux villages, on nous offre souvent « l’eau de bienvenue ». Difficile à refuser, elle est servie dans une bassine métallique ou plastique, et se boit dans un gobelet en plastique. C’est de l’eau mélangée à de la farine de mil le plus souvent, et parfois agrémentée de gingembre, plus rarement d’un peu de citron (c’est pas la saison). C’est exquis, ça s’appelle « Zom Kom » (eau de zom), mais je l’appellerai plutôt « bienvenue diarrhée »...
Sur cette image bucolique, je vous laisse,
Prenez bien soin de vous,
Cuánto tiempo he dejado abandonado al bloguito !! Qué sinvergüenza...
Llevo poco mas de 3 semanas en Burkina Faso, país de los hombres íntegros, me quedan otras 4 o 5, en la pequeña ciudad de Ouahigouya (uaiguya, pero se ve que les mola añadir letras aquí, algo que ver con la colonización francesa?).
Que suerte la mía, llego en el momento mas tórrido del año. No, nada de espectáculos de chippendales, estamos hablando de unos 40 grados a la sombra, y de poca sombra cuando sales de la ofi... Bueno, es la oportunidad de probar los limites de adaptación de mi cuerpo. Probar y llegar a ellos... El calor te vuelve lelo, es difícil trabajar, pensar, dormir. Todo lo haces a 2 por hora, como si un reflejo intentara ahorrar energía... y sudor!.
El agua se ha vuelto mi mejor amiga, ya sea bebible o “duchable”: todo lo que sea para no deshidratarse, para hacer bajar la temperatura, quitarse el polvo de encima (por poco tiempo que estes fuera, vuelves rojo de polvo). La expresión “el agua es vida” cobra aquí todo su sentido.
Cuando vamos a las escuelas en el campo (bueno, mas bien casi desierto), vemos como el agua es central en la vida de los pueblos: los pozos son lugar de encuentro, y a los extranjeros se les ofrece “el agua de bienvenida”. Es difícil rechazarla, te la sirven en una olla metálica o de plástico, bebes de un vaso de plástico, en general compartido por todos. Suele ser agua mezclada con harina de mijo, a veces con un poco de jengibre, y mas raramente algo de limon (no es la época ahora). Está muy rico, se llama “Zom Kom” (agua de Zom), pero yo la llamaría más bien “bienvenida diarrea”...
Con esta imagen pintoresca me despido,
Cuidaros mucho,
It’s been a long time I don’t write something in there... I’m in Burkina Faso, in Ouahigouya (don’t even try to pronounce it...), I’ve already spent 3 weeks there, and still have some 4 or a little more to go.
It is the hottest season here, so I’m discovering the (un)capacities of adaptation of my body... Hard to work, hard to think, hard to sleep... you do everything at slow motion, like if some reflex was trying to save energy... and sweat! Water has become my best friend, the centre of my life, it is such a wonderful thing: something you can either drink not to dehydrate, or have a shower with, to lower your body temperature. The mere sound of running water brings a smile to my face! And a quick thought for Pavlov :-)
You can bring it along when you go to the schools, you can even freeze it, you get offered the “welcome water” in the villages. This one can be very tasty, as it is some kind of millet flour juice, sometimes with ginger, rarely also with lemon; it is called “Zom Kom”, but I’d rebaptize it “welcome diarrhoea”...
Next time I’ll try to tell you about the mangoes, or the baobabs, the nassaras, the ways people live in the villages in the countryside, the peulhs or the mossis, we’ll see.
Take care,

Petit blog deviendra grand... si sa maman s’en occupe ! Trop longtemps que je ne donne pas de signe de vie... Je suis au Burkina Faso « pays des hommes intègres » depuis plus de 3 semaines, et pour encore quelques 4 ou 5 semaines, dans la ville de Ouahigouya (ouaïe !goût, ya ! si ça vous aide à prononcer...).
La chance que j’ai, c’est de découvrir la région au moment le plus chaud de l’année. Non, je ne veux pas dire qu’il y ait beaucoup d’événements ou d’animations, il fait simplement horriblement chaud. L’occasion de connaître les limites d’adaptation de mon corps... C’est dur de travailler, de penser, de dormir... tu fais tout à 2 à l’heure, une sorte de réflexe qui cherche sans doute à économiser de l’énergie, de la transpiration aussi. Du coup, mes collègues, ils vont connaître une Maite groggy en permanence...
Ici, on ne dit pas « prends de l’eau au cas où tu aies soif », mais « prends de l’eau pour éviter la déshydratation ». On ne dit pas « le linge sèche vite », mais « le linge est sec ». On ne dit pas « je transpire beaucoup », mais « c’est le troisième T-Shirt de la journée ». On ne dit pas « mets un chapeau pour éviter les coups de soleil » mais « reste à l’ombre pour ne pas cuire ». On ne dit pas « une douche pour être frais et dispos » mais « une douche pour ne pas transpirer pendant 5 minutes ». Je vous laisse continuer la liste...
A propos d’eau, centre de la vie : aux villages, on nous offre souvent « l’eau de bienvenue ». Difficile à refuser, elle est servie dans une bassine métallique ou plastique, et se boit dans un gobelet en plastique. C’est de l’eau mélangée à de la farine de mil le plus souvent, et parfois agrémentée de gingembre, plus rarement d’un peu de citron (c’est pas la saison). C’est exquis, ça s’appelle « Zom Kom » (eau de zom), mais je l’appellerai plutôt « bienvenue diarrhée »...
Sur cette image bucolique, je vous laisse,
Prenez bien soin de vous,
Cuánto tiempo he dejado abandonado al bloguito !! Qué sinvergüenza...
Llevo poco mas de 3 semanas en Burkina Faso, país de los hombres íntegros, me quedan otras 4 o 5, en la pequeña ciudad de Ouahigouya (uaiguya, pero se ve que les mola añadir letras aquí, algo que ver con la colonización francesa?).
Que suerte la mía, llego en el momento mas tórrido del año. No, nada de espectáculos de chippendales, estamos hablando de unos 40 grados a la sombra, y de poca sombra cuando sales de la ofi... Bueno, es la oportunidad de probar los limites de adaptación de mi cuerpo. Probar y llegar a ellos... El calor te vuelve lelo, es difícil trabajar, pensar, dormir. Todo lo haces a 2 por hora, como si un reflejo intentara ahorrar energía... y sudor!.
El agua se ha vuelto mi mejor amiga, ya sea bebible o “duchable”: todo lo que sea para no deshidratarse, para hacer bajar la temperatura, quitarse el polvo de encima (por poco tiempo que estes fuera, vuelves rojo de polvo). La expresión “el agua es vida” cobra aquí todo su sentido.
Cuando vamos a las escuelas en el campo (bueno, mas bien casi desierto), vemos como el agua es central en la vida de los pueblos: los pozos son lugar de encuentro, y a los extranjeros se les ofrece “el agua de bienvenida”. Es difícil rechazarla, te la sirven en una olla metálica o de plástico, bebes de un vaso de plástico, en general compartido por todos. Suele ser agua mezclada con harina de mijo, a veces con un poco de jengibre, y mas raramente algo de limon (no es la época ahora). Está muy rico, se llama “Zom Kom” (agua de Zom), pero yo la llamaría más bien “bienvenida diarrea”...
Con esta imagen pintoresca me despido,
Cuidaros mucho,





