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LE MONDE  de 19 d'octubre de 2004

A Londres, les altermondialistes se cherchent un nouveau combat

18.10.04 | 14h33

Cinq ans après Seattle, le mouvement s'essouffle faute de trouver une unité de ton. L'intervention en Irak a balayé l'agenda des contestataires. Aujourd'hui ceux-ci se divisent sur le choix des priorités  : combat antiguerre, lutte contre le néolibéralisme, dette des pays pauvres.

Le 19 février, le mouvement antiguerre a appelé à une grande manifestation mondiale contre "l'occupation de l'Irak" par les pays de la coalition américano-britannique.

Un mois plus tard, le 19 mars à Bruxelles, les militants européens se retrouveront pour dénoncer les orientations libérales de la nouvelle Commission Barroso et exiger que l'agenda de Lisbonne, dont il s'agira de faire l'examen à mi-parcours au sommet européen de printemps, ne sacrifie pas les composantes sociales et environnementales du projet. La Confédération européenne des syndicats a indiqué qu'elle participerait à cette initiative.

Enfin début juillet, les altermondialistes ont prévu de se retrouver à Edimbourg, où doit se dérouler le prochain G8 des chefs d'Etat sous présidence britannique.

Cet échéancier serré pour les mois à venir ne doit cependant pas masquer les interrogations qui agitent le mouvement, confronté au bout de cinq ans à un bilan maigrelet. Le sentiment de répétition, voire de lassitude, transparaît de plus en plus dans les commentaires des militants qui suivent depuis le début le processus des Forums sociaux. "Nous passons notre temps à organiser des Forums et nous n'avons plus le temps de penser à l'action", déplore une organisatrice du Forum social grec.

UN REGARD INQUIET

"Il y a un vrai risque que notre slogan, "un autre monde est possible", ne se transforme en une vaine incantation", reconnaît, de son côté, Paolo Giliardi, d'Attac-Suisse, pour qui "la satisfaction de constater que le mouvement vit encore au bout de cinq ans ne signifie pas pour autant qu'il est bien portant".

La Franco-Américaine Susan George, figure historique de la contestation, porte un regard beaucoup plus inquiet sur la situation. "C'est très simple, dit-elle. Si le mouvement, de façon unie, ne se fixe pas très rapidement un combat possible à remporter, il risque de disparaître. J'ai déjà vu des mouvements disparaître. Je sens de la lassitude et du découragement chez les militants. Il faut sortir de ces rituels où on hurle contre le capitalisme. Nous ne faisons peur à personne." Sur quel sujet la planète altermondialiste, diverse et multiforme par essence, pourrait-elle se fédérer et concentrer ses forces ? "Je ne sais pas, avoue la célèbre pamphlétaire. Peut-être la dette du tiers-monde. C'est certainement la cause la plus gagnable. Un énorme travail de sensibilisation a déjà été fait au moment de la campagne Jubilee 2000."

L'intervention américaine en Irak, en mars 2003, a balayé l'agenda des contestataires. Et aujourd'hui, ceux-ci se divisent sur le choix des priorités : le combat antiguerre, la lutte contre le néolibéralisme ou les deux en même temps ? "La guerre et la globalisation sont les deux faces d'une même pièce. La question de la guerre doit garder une place centrale pour nous", affirme Chris Nineham, de l'organisation radicale britannique Globalise Resistence. A l'inverse, le président d'Attac-France, Jacques Nikonoff, estime qu'"il ne faut pas rester sur le thème de la guerre, qui n'est qu'un prétexte utile aux gouvernements pour mener des politiques antisociales".

DÉBATS STRATÉGIQUES

Cinq ans après Seattle, le FSE de Londres a donné le spectacle des tensions que continuent de susciter les débats stratégiques entre ceux qui ne désespèrent pas de voir un jour une révolution renverser le capitalisme et ceux pour qui le combat contre la mondialisation libérale se mène, de façon pragmatique, sur le terrain des idées, en essayant de peser sur les décisions des gouvernements et des institutions. La question de la démocratie au sein du mouvement semble également se poser avec de plus en plus d'acuité.

"On nous demande d'appliquer la constitution de Porto Alegre. Mais personne n'a voté pour cela. Nous devons prendre le contrôle sur notre mouvement", enrage un militant britannique. Manque de transparence, pouvoir exorbitant des organisations qui ont les moyens humains et financiers d'être présentes à toutes les réunions décisionnelles du mouvement... les critiques pleuvent.

Devant cet état des lieux plutôt morose, Jacques Nikonoff fait appel à un peu d'indulgence "Nous sommes dans un combat qui se situe à l'échelle de l'Histoire. Il faut être patient et ne pas être prétentieux en croyant que nous allons gagner des victoires en claquant des doigts."Ce dernier point au moins ne fait pas débat.

Laurence Caramel


Huées contre la loi sur la laïcité à l'école

Samedi 16 octobre, le séminaire intitulé "Hidjab : le droit de choisir de la femme" a viré, dès les premières minutes, à une attaque en règle contre la loi interdisant le port des signes religieux à l'école, l'Etat français étant qualifié de "raciste et islamophobe". La salve a duré deux heures sous les applaudissements du public. "L'interdiction du foulard n'a rien à voir avec la défense de l'Etat laïque. Elle n'a certainement rien à voir non plus avec une prétendue libération de la femme musulmane", a lancé depuis la tribune Arlène Rodrigues, une jeune Britannique convertie à l'islam il y a sept ans et portant elle-même le foulard. "Elle a en revanche tout à voir avec un Etat dictatorial et la privation des libertés individuelles", a-t-elle affirmé.

"Cette loi ne consiste pas seulement à exclure les jeunes filles de l'école, elle atteint aussi les femmes musulmanes qui travaillent dans la fonction publique. Nous recevons des témoignages alarmants de femmes que l'on refuse de soigner parce qu'elles ne veulent pas enlever leur foulard", a-t-elle poursuivi sans être contredite. - (Corresp.)

 ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 19.10.04


Attentat du 11 mars : le ministère de l'intérieur a ignoré les menaces sur le chef du commando

En novembre 2003, le Centre national de renseignement (CNI), dépendant du ministère de la défense, avait alerté le ministère de l'intérieur espagnol que Lamari, tout juste sorti de prison après avoir purgé une peine comme membre du Groupe islamique armé (GIA, Algérie), préparait un grand attentat à Madrid

A l'époque de l'ex-gouvernement conservateur, le ministère de l'intérieur espagnol a ignoré d'insistantes requêtes des services secrets pour localiser Allekema Lamari, soupçonné d'être le chef du commando des attentats du 11 mars dernier, a affirmé lundi 18 octobre le quotidien El Pais. Consulté par l'AFP, un porte-parole du ministère a refusé de commenter cette information.

En novembre 2003, le Centre national de renseignement (CNI), dépendant du ministère de la défense, avait alerté le ministère de l'intérieur sur le passage à la clandestinité de Lamari, sorti de prison en juin 2002 après avoir purgé une peine comme membre du Groupe islamique armé (GIA, Algérie), selon le journal madrilène.

Le CNI disposait d'indices selon lesquels Lamari se trouvait à Madrid pour préparer un grand attentat, mais il n'arrivait pas à le localiser par ses propres moyens en raison des strictes mesures de sécurité adoptées par l'Algérien.

Les services secrets avaient alors demandé l'aide du ministère de l'intérieur, mais leur requête n'avait pas été retenue, pas plus que celle formulée le 6 mars, cinq jours avant les plus graves attentats jamais perpétrés en Espagne (191 morts et 1 900 blessés), toujours d'après El Pais.

LUTTE MAROCAINE CONTRE LE TERRORISME

Le 16 mars, le CNI insiste à nouveau sur le rôle important de Lamari au sein du commando qui a commis les attentats et réclame lors d'une réunion regroupant les services de sécurité que sa photographie soit incluse "de façon prioritaire et de toute urgence" parmi celles des suspects les plus recherchés. Une fois de plus, sa demande n'est pas prise en compte.

Une erreur puisque le ministère de l'intérieur a confirmé, vendredi 15 octobre, l'identification de Lamari comme étant le septième des islamistes qui s'étaient suicidés le 3 avril à Leganes (banlieue sud de Madrid) après les attentats du 11 mars à Madrid.

De son côté, le quotidien madrilène El Mundo daté de lundi écrit que certaines des figures-clés des attentats du 11 mars à Madrid et de Casablanca (45 morts en mai 2003) avaient été signalées à la police espagnole dès 2002 par un imam marocain d'une mosquée de Madrid. Cet imam était également un collaborateur des services secrets marocains, selon les sources policières citées par ce journal.

Le chef de l'actuel gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, assure d'ailleurs dans un entretien publié dimanche à l'occasion de ses six mois de mandat que "les services secrets marocains ont collaboré et collaborent à la lutte contre le terrorisme islamiste".

Dix-neuf suspects sont actuellement détenus dans le cadre de l'enquête sur les attentats du 11 mars, dont 17 dans les prisons espagnoles. Six autres, tous originaires du Maghreb, sont également recherchés dans le cadre de cette enquête.

Avec AFP

 

AVUI de 19 d'octubre de 2004

ACTUALITZACIÓ DE LA BALANÇA FISCAL ESTATAL
Catalunya ha rebut amb el PP la meitat que Madrid per a infraestructures
En set anys la inversió al Principat ha estat d'un 6,6% mentre que a la comunitat de Madrid supera el 12,2%

Marga Moreno
BARCELONA

En els últims set anys Catalunya ha rebut de mitjana aproximadament la meitat de la inversió pública estatal que ha rebut la comunitat de Madrid. En aquest període la inversió al Principat ha representat tan sols un 6,6% del total de la inversió a l'Estat, mentre que Madrid n'ha esgarrapat un 12,2% com a mínim. Així de demolidora és la realitat que es reflecteix en un estudi dels professors de la Universitat de Barcelona Ramon Tremosa i Jordi Pons, del qual la revista El Temps dóna un ampli resum en el número d'aquesta setmana, junt amb els detalls que afecten el País Valencià i les Illes Balears.
Les dades, totalment oficials, provenen de la liquidació dels pressupostos generals que detalla la Intervenció General de l'Administració de l'Estat (IGAE) i abasten els comptes de les arques estatals des del 1997 fins al 2003, coincidint gairebé amb les dues legislatures populars.

Ocultació expressa

Segons Tremosa, les dades són tan espectaculars que el PP ha "amagat sistemàticament aquesta realitat", i és que, a més, en aquest període Catalunya, el País Valencià i les Illes han patit una discriminació en inversió pública respecte a Madrid i altres territoris (gràfic 1). Val a dir que les xifres del quadre són encara més punyents si es té en compte que al que ha rebut Madrid com a comunitat autònoma cal sumar-hi, entre altres entrades sense especificar, el concepte de "serveis centrals" i també el gruix de l'apartat "estranger", ja que aquest últim capítol es destina bàsicament a programes de defensa que reverteixen en la capital de l'Estat. Així "Madrid, que és un 1% de la superfície d'Espanya, ha rebut en vuit anys fins a un 24% de la inversió pública total", sense comptar partides poc especificades i que, segons Tremosa i Pons, han anat a parar, de nou, a l'urbs de l'altiplà.

Entre el background de xifres amb què han treballat els autors de l'estudi, auspiciat per l'Institut d'Economia Ignasi Villalonga, en falten algunes, o més ben dit, el detall del destí final de certes despeses. Concretament, entre la documentació que ha servit de base s'inclou l'anomenat capítol 6 dels pressupostos, que fa referència a la inversió pública en infraestructures, tot i que no complet, "sinó un 80% aproximadament del total, que signifiquen uns 2 bilions de les antigues pessetes". A part, els autors de l'estudi també han disposat de les dades sobre un 40% de les despeses de l'administració central en sanitat, educació, despesa social, etc., tot i que sense gaires detalls i amb l'absència de dades sobre organismes autònoms com RTVE o la Seguretat Social. "Aquest bloc significaria uns 38 bilions de les antigues pessetes, en total 40 bilions, uns 24.000 milions d'euros: és mitja balança fiscal", va reconèixer Tremosa, que va afegir que "més aviat és una memòria territorialitzada de despeses i inversions, suficient per elaborar una balança fiscal plausible".

 

LA VANGUARDIA - 19/10/2004

Una elección global (Editorial)

Sería difícil encontrar un símbolo más poderoso de la globalización que las elecciones presidenciales estadounidenses que se celebrarán dentro de dos semanas justas. Por supuesto, no es de hoy la boutade de que, dado lo que está en juego, a todos se nos debería permitir votar en esos comicios, pero nunca como en la edición de este año 2004 el interés que suscitan esas elecciones ha rebasado tan ampliamente las propias fronteras estadounidenses.

Tampoco es fácil encontrar en la historia reciente a líderes de otros países dispuestos a mojarse tanto en unas elecciones de este tipo. Rompió el fuego José María Aznar, cuando manifestó públicamente su apoyo a la reelección del presidente Bush en uno de sus viajes a Estados Unidos y cuando aún era presidente del Gobierno español. Su sucesor, José Luis Rodríguez Zapatero, expresó su respaldo a John Kerry durante la campaña de las elecciones generales españolas, pero se ha cuidado mucho de manifestar explícitamente tal deseo desde que accedió a la presidencia del Gobierno.

El senador Kerry causó un cierto revuelo cuando, tras derrotar a sus rivales en la campaña para el nombramiento a la presidencia, reveló la pasada primavera que varios dirigentes internacionales le habían expresado privadamente su deseo y su confianza en que fuera capaz de batir al presidente Bush. La última incursión internacional en la política electoral estadounidense tuvo lugar ayer mismo, cuando el presidente ruso, Vladimir Putin, reiteró su apoyo al actual inquilino de la Casa Blanca al afirmar que los ataques armados en Iraq estaban inspirados por el terrorismo internacional con el objetivo de impedir la reelección del presidente Bush. Ya se había expresado en tal sentido el pasado mes de junio, cuando acusó a la oposición demócrata de hipocresía, recordando la intervención armada norteamericana en la antigua Yugoslavia bajo la presidencia de Bill Clinton.

Lo lógico es que el 3 de noviembre, gane quien gane, las aguas vuelvan a su cauce. No es posible ignorar la ruptura respecto al pasado que las políticas de defensa y de seguridad norteamericana han experimentado bajo la actual administración, pero es asimismo legítimo argumentar que dicho cambio ha venido propiciado por los terribles atentados del 11 de septiembre del 2001. Que nadie olvide, en cualquier caso, que para la inmensa mayoría de estadounideses, el peso de la opinión pública internacional es más bien limitado.

 

Los diarios se pronuncian

CADA VEZ MÁS los periódicos son sólo uno de los muchos elementos para que los electores decidan

LLUÍS FOIX - 19/10/2004


Ha empezado la cascada de respaldos de los periódicos norteamericanos hacia las candidaturas de Bush y de Kerry. Es práctica común de los diarios de Estados Unidos el recomendar explícitamente a uno u otro aspirante a la Casa Blanca. En las elecciones de hace cuatro años, el 96 por ciento de los diarios americanos con una tirada superior a los doscientos mil ejemplares se pronunciaron a favor o en contra de Bush o Al Gore. En este grupo de periódicos no se encuentran dos de los de más difusión. El USA Today y The Wall Street Journal no se molestan en apoyar a ningún aspirante. El primero por considerar que es un insulto al lector y el segundo porque no se rebaja a proponer a personas sino que se ciñe a los principios que podrían resumirse en "menos impuestos, libre comercio y una política exterior fuerte".

The Wall Street Journal no tiene por qué pedir el voto para el candidato republicano. Es una consecuencia lógica de su larga trayectoria conservadora, que le ha convertido en el rotativo que más ejemplares vende en Estados Unidos.

Su ambición es la de ser el periódico conservador de más prestigio en su país. Y lo ha conseguido con creces. No se pronuncia sobre quién debe ser el presidente pero en el editorial de ayer avanzaba que "el candidato republicano está proponiendo más cambios que el candidato liberal". Sobran apoyos nominales.

El hecho de que la gran mayoría de los grandes diarios recomienden votar a Kerry no debe interpretarse como un avance de la victoria demócrata. A The New York Times, como era de esperar, le han sobrado argumentos para declararse sin matices a favor del senador por Massachusetts. Tiene un departamento de cincuenta periodistas que trabajan en la sección de Opinión y que se precian de dirigir la política editorial del "diario liberal de más prestigio de Estados Unidos".

El Chicago Tribune se ha pronunciado a favor de Bush aunque su prestigio fue lastimado seriamente cuando el día después de las elecciones de 1948 anunció la victoria de Dewey cuando en realidad el presidente electo fue Truman. No menos célebre fue su campaña en contra de Roosevelt en las elecciones de 1936 cuando la telefonista de redacción respondía a las llamadas con el rutinario saludo de "aquí el Chicago Tribune, sólo quedan diez días -o los que fueran- para salvar el sistema de vida americano".

El debate que se planteará días después de las elecciones es si los diarios tienen tanta influencia comop ara cambiar el sentido del voto de sus lectores. Pienso que muy poca. Pasqual Maragall nos ha recomendado en las últimas dos elecciones que los diarios deberían pronunciarse sobre sus preferencias electorales. Sería, dice, una muestra de valentía y de transparencia. No hace falta. A pesar de los intentos de imparcialidad, cada periódico por estos pagos enseña lo suficientemente las cartas para poder fácilmente adivinar con qué candidato se siente más cómodo, por no decir más identificado.

El apoyo a una candidatura en Estados Unidos no es tanto para influir en la voluntad de los electores, como para posicionarse en el espectro ideológico, editorial y político.

Señalar la predilección por una candidatura es también una forma de admitir la fragilidad de la supuesta inf luencia que la prensa pretende tener en las sociedades modernas, donde los diarios han dejado de ser la única y principal fuente de información y de opinión. Los diarios no desaparecerán y tendrán siempre un fuerte impacto en la opinión pública. Pero cada vez más serán sólo uno de los muchos elementos para que la sociedad forme su propio juicio en una campaña electoral o en cualquier otro ámbito de debate.

 

¿Hace bien Ferran Torrent?

¿HACE BIEN EL valenciano Ferran Torrent pasándose al castellano para cobrar del Planeta?

MÀRIUS SERRA - 19/10/2004


La verdadera sorpresa del premio Planeta no fue su ruidosa ganadora, sino que el valenciano Ferran Torrent quedase finalista con su primera novela escrita originariamente en castellano. La pregunta se impone: ¿hace bien? Deshojamos la margarita. Hace muy mal. La suya, por su trayectoria, es una opción que trasciende el ámbito de lo personal. El mensaje que se desprende de su decisión es clarísimo: la literatura en catalán es de segunda división. Para aspirar a jugar en primera es preciso abrazar el verdadero idioma valenciano que utilizaba Zaplana cuando presidía la Generalitat. La dimisión de Torrent perjudica a la literatura en catalán justo cuando más frágil y carente de estímulos parece. Fa molt bé. Ha col·locat una traducció a preu d´original i tindrà una promoció que mai no hauria aconseguit. La novel·la premiada sortirà publicada en català el mateix dia. ¿Quina diferència hi ha amb el Torrent que coneixem? Cap ni una. Només que afirma haver-la escrit primer en castellà perquè les bases del Planeta demanen obres originals. Fins ara, les traduccions al castellà de les seves novel·les no havien obtingut gaire ressò. Ara el llegiran.

Hace mal. Busca más difusión por un camino erróneo. Hace dos años la mallorquina Maria de la Pau Janer también fue finalista del Planeta con su primera novela en castellano y eso no la ha lanzado a la popularidad en la España monolingüe. Fa bé. El castellà no ens és aliè. Uns Països Catalans independents continuarien sent una societat bilingüe, més rica i versàtil que l´Espanya monolingüe, i Raimon hi cantaria en castellà. Hace mal. Lanza un mensaje claro de todo por la pasta opuesto a los saltos inversos del castellano al catalán protagonizados por poetas de la talla de Pere Gimferrer o de los valencianos Marc Granell o Josep Piera.

Fa bé. S´arrenglera en la tradició heterodoxa de Terenci Moix. A més, autors com Xoan Bello (en asturià), Suso de Toro (en gallec) o Bernardo Atxaga (en euskera) han traduït ells mateixos els seus últims llibres al castellà. Hace mal.

Quim Monzó (El mejor de los mundos), Sergi Pàmies (El último libro de Sergi Pàmies), Carme Riera (La mitad del alma), Empar Moliner (Te quiero si he bebido), Jordi Puntí (Animales tristes) o Emili Teixidor (Pan negro) también se autotraducen, pero como mínimo dejan claro cuál es el original. Fa bé. Ara fa un any vaig anar aValència amb tot l´equip del programa Alexandria del Canal 33 a entrevistar-lo a l´Oceanogràfic. El viatge el pagava Renfe. Els directius valencians de totes dues institucions, gent del PP, odiaven Torrent i em deien amb supèrbia que era un perfecte desconegut. Ara se l´hauran d´empassar.

Hace mal. El filósofo Francesc Pujols, el mismo que pronosticó que los catalanes viajaríamos por el mundo con todos los gastos pagados, dejó escrito que los escritores que se pasaran al castellano pillarían una tuberculosis. Acabo amb quatre versos i una proposta: "Hay verdades dulces, pero no son eternas. / Hay verdades dulces, porque no son eternas. / No hay verdades eternas. / Y dulces hay muy pocas". Són del poeta valencià Enric Sòria, traduïts al castellà pel poeta també valencià Carlos Marzal. La proposta és llegir Torrent en versió original. És a dir, en català.

MariusSerra@verbalia.com